Je me rends compte que j'ai omis d'écrire tout le bien que j'avais pensé d'Au Service Surnaturel de Sa Majesté, de Daniel O'Malley.
C'est un premier roman, extrêmement plaisant.
Il emprunte un peu au cycle The Laundry de Stross, un service secret de plus au service de la Reine. Il chasse le démon, comme le précédent. Mais celui-ci est plus physique, et moins technologique, que le précédent. Plus volontiers humoristique également.
L'ensemble est bien pensé, bien construit, un peu sanguinolent, agréablement cohérent et riche en rebondissements.
Une pépite pour amateurs d'univers fantastico-contemporains, fans de MIB à la sauce lovecraftienne et autres doux rêveurs.
jeudi 5 janvier 2017
La Balade de la Geôle de Reading
Je viens à l'instant de terminer Oscar Wilde et le Mystère de Reading, de Gyles Brandreth. Le plus sombre des six romans que Brandreth a consacré à Oscar Wilde. Une intrigue criminelle, comme toujours, mais qui n'est pas le coeur du roman, ce dernier relatant principalement le séjour en prison de Wilde, condamné à deux ans de travaux forcés (1895-1897) pour homosexualité.
C'est l'histoire, le roman, le mieux écrit (fort bien traduit), le plus intelligent, que j'aie lu depuis longtemps. Combien a dû être grande la difficulté (la souffrance?) pour l'auteur de faire évoluer Wilde dans un environnement carcéral où toute parole était proscrite, alors qu'une grande partie du bonheur des ouvrages précédentes résidait justement dans ses saillies.
J'en retiendrai une ici : "je méprise les journalistes : ils passent leur temps à s'excuser en privé de ce qu'ils ont écrit en public."
C'est l'histoire, le roman, le mieux écrit (fort bien traduit), le plus intelligent, que j'aie lu depuis longtemps. Combien a dû être grande la difficulté (la souffrance?) pour l'auteur de faire évoluer Wilde dans un environnement carcéral où toute parole était proscrite, alors qu'une grande partie du bonheur des ouvrages précédentes résidait justement dans ses saillies.
J'en retiendrai une ici : "je méprise les journalistes : ils passent leur temps à s'excuser en privé de ce qu'ils ont écrit en public."
lundi 5 septembre 2016
L'entité endormie dans les eaux profondes
Cette entité n'est pas Cthulhu, mais le Kraken, monstruosité céphalopode faisant l'objet d'un culte de la part de mystérieux adorateurs.
Des cultes mystérieux, des cultistes fanatiques, une brigade spéciale anti-ces sombres choses, une fois de plus Londres révèle ses faces les plus mystérieuses. China Mieville, avec Kraken, écrit son propre Neverwhere. Avec style, brio.
Lecture trop déjantée pour le lecteur non averti et l'amateur d'action pure. A réserver aux amateurs d'occultisme, de références tordues et de beauté littéraire.
NB : Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2011
Des cultes mystérieux, des cultistes fanatiques, une brigade spéciale anti-ces sombres choses, une fois de plus Londres révèle ses faces les plus mystérieuses. China Mieville, avec Kraken, écrit son propre Neverwhere. Avec style, brio.
Lecture trop déjantée pour le lecteur non averti et l'amateur d'action pure. A réserver aux amateurs d'occultisme, de références tordues et de beauté littéraire.
NB : Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2011
Un goût de madeleine
Avec l'Océan au Bout du Chemin, Neil Gaiman signe un roman plus autobiographique que les précédents.
Le narrateur retourne dans le patelin de son enfance suite au décès de son père. Des souvenirs lui reviennent. L'envie de revoir la maison familiale. De poursuivre le long du chemin. Jusqu'à une vieille ferme. Le souvenir d'une petite fille, son amie, qui s'est sacrifiée pour lui à l'époque et a dû partir au bout de l'océan, derrière l'étang.
Le talent de Neil Gaiman me touche et me bouleverse toujours autant. J'ai lu ce récit d'une traite.
NB : Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2014
Le narrateur retourne dans le patelin de son enfance suite au décès de son père. Des souvenirs lui reviennent. L'envie de revoir la maison familiale. De poursuivre le long du chemin. Jusqu'à une vieille ferme. Le souvenir d'une petite fille, son amie, qui s'est sacrifiée pour lui à l'époque et a dû partir au bout de l'océan, derrière l'étang.
Le talent de Neil Gaiman me touche et me bouleverse toujours autant. J'ai lu ce récit d'une traite.
NB : Prix Locus du meilleur roman de fantasy 2014
dimanche 4 septembre 2016
Rouge sur Noir
Les mots ciselés, concis et justes, de Baricco, pour une histoire de vengeance suite à une guerre civile. Une petite fille qui survit à son père et qui attend son heure, l'heure de retrouver ses meurtriers.
Sans Sang, d'Alessandro Baricco : le bonheur de lire un grand écrivain, brut.
Sans Sang, d'Alessandro Baricco : le bonheur de lire un grand écrivain, brut.
Libellés :
* Roman Noir,
Baricco (Alessandro)
jeudi 26 mars 2015
Back to the Schtetl
Isaac Bashevis Singer, au travers de ce recueil d'une dizaine de nouvelles sous le titre Le Spinoza de la Rue du Marché, offre une vision de la complexité de l'âme et de ses tourments. Un sage devenant un bandit après avoir échappé à la mort. Un homme simple se révélant plein de sagesse. Un ascète érudit découvrant l'amour à la fin de sa vie. Sans jamais donner de leçon, en laissant toujours son lecteur maître de tirer ses propres conclusions, en offrant même souvent une double vision d'un même événement, une pour le croyant et l'autre pour le rationnaliste, ces nouvelles sont un régal de finesse et de psychologie.
Il y a des lectures dont on sort meilleur.
Libellés :
* Psychologique,
Bashevis Singer (Isaac)
lundi 24 novembre 2014
Dallas, 1963
Le Projet Manhattan (la mise au point de la bombe atomique
par les Américains dans le désert du Nouveau Mexique) a conduit à une découverte
pour le moins inattendue : la possibilité, pour des matériaux situés au cœur
de l’explosion, de remonter dans le temps.
Après plusieurs décennies de mise au point, des êtres humains
peuvent désormais être envoyés dans le passé, sans possibilité de retour. Celui
qui contrôle le passé détenant les clefs du présent, le voyage dans le temps
devient l’enjeu d’une lutte entre grandes puissances. Quand les Etats-Unis
décident de monter une mission destinée à sauver JF Kennedy de l’assassinat de
Dallas, en 1963, ils se heurtent à des ennemis résolus.
Comme toute histoire jouant sur les paradoxes
spatio-temporel, Saving Kennedy,
premier roman de Francis Y Barrel,
se heurte à des difficultés de vraisemblance : l’histoire est-elle
immuable, se défend-elle contre les changements (comme chez Connie Willis),
peut-elle être allègrement manipulée (à la façon de Charles Stross dans
Palimpseste), des réalités parallèles co-existent-elles ou n’y a-t-il qu’un
seul chemin ? Loin de se faire totalement déborder par son scénario comme
le regrettable et injustement célèbre Poul Anderson et sa Patrouille du Temps, F
Barrel écrit avec rigueur, dans un style réjouissant à l’enthousiasme
contagieux, une histoire à la logique interne bien structurée.
Inscription à :
Articles (Atom)




