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mercredi 9 septembre 2009

Space Soap Opera

Argggg... Deux tomes de plus... 1500 pages... Quand on aime, on ne compte pas, mais toutefois là j'ai un peu compté.
Je parle des deux derniers tomes de la saga de Peter Hamilton, l'Etoile de Pandore : Judas Déchaîné et Judas Démasqué.
L'action s'emballe dans le 4e tome. Tant mieux, c'était maintenant ou jamais. On comprend mieux la longue (et légèrement pénible) équipée en planeur au-dessus de la planète Far Away. Ca console du sentiment d'injustice profond lors de sa lecture durant le tome 1.


En revanche, j'ai vu rouge. Et même rouge écarlate. Car de deux choses. Ou bien l'auteur termine l'histoire en ayant oublié un pan (significatif) de l'intrigue ou bien durant la traduction ou l'édition une partie du manuscrit a été oubliée. Je penche très fortement pour la seconde option, étant donné le caractère méthodique de Hamilton. Ma meilleure équipe tente en ce moment de contacter l'éditeur pour en avoir le coeur net.


Les rapports humains sont toujours aussi mal décrits, ce que les scènes d'action, bien amenées, compensent partiellement.
La seule chose qui me console est que la fin, même si j'avais eu ma fameuse partie manquante, n'en est pas vraiment une : les ennemis ne sont pas vraiment détruits, les problèmes auxquels l'humanité doit faire face peu ou pas tranchés, les quêtes individuelles se poursuivent. Je redoute un tome 5 mais n'ose y croire. Il est en tous cas possible.

Tout ça pour ça... bref j'arrête de tirer sur l'ambulance. Ce n'est pas ma faute, on m'a gaché la fin de mon film, ça me rend grognon.


11/20 (bien fait)

mardi 18 août 2009

La curiosité est un vilain défaut


L'humanité a colonisé plus de 600 planètes de notre galaxie, se développant selon une logique concentrique. Point de vaisseaux spatiaux, il a été découvert bien plus simple : un réseau de "trous de ver" ou vortex, permet de se déplacer quasi instantanément entre les planètes colonisées. Ajoutons à cela que l'homme a atteint une quasi immortalité : sa mémoire, sauvegardée, est stockée dans des cliniques, ce qui permet en cas de pépin de refaire un corps où sera reinstallée la mémoire en question. Chirurgie esthétique de pointe, techniques de rejuvenation des corps, implants divers offrant l'accès instantané et rétinien à toute la technique désirable ainsi que des améliorations physiques. L'Homme est beau, l'Homme est jeune. Et il est globalement devenu excessivement paisible.
On est toutefois encore fort loin du Paradis. L'argent rêgne en maître sur ces mondes. Les Grandes Familles, à la tête de planètes entières, font et défont les gouvernements et administrations.

Le hasard a voulu qu'un sombre astronome pointe son télescope vers deux étoiles, situées à 1000 années lumière. Et que ces étoiles brusquement (c'est à dire 1000 ans avant), soient enfermées autour d'un champ de force.
Comment résister à l'envie d'aller voir ce qui s'est passé ? Qui est responsable de cet emprisonnement gigantesque ? Et qui a bien pu être emprisonné ?

La Boite de Pandore.

Peter F Hamilton est réellement doué pour écrire du space opera. Il prend son temps, c'est le moins qu'on puisse dire, à la vue des 1400 pages des deux premiers tomes. Il met en place habilement un monde complexe, une galerie de personnages on ne peut plus riche, où chacun va venir progressivement prendre sa place dans son grand dessein. Pandore Abusée et Pandore Menacée représentent un très bon divertissement, qui sans toucher au génie, reste de très bonne facture. Les descriptions techniques (voyages spatiaux, scènes d'exploration, salles de contrôle...) sont magistrales.
En revanche, et malgré tous mes efforts (et ceux de l'auteur), pas moyen de s'attacher au moindre personnage. Les descriptions froides, quasiment cliniques, de Hamilton, s'adaptent à la grande fresque mais ne permettent pas de pénétrer l'humain. C'est extrêmement dommage.
Le deuxième tome s'achève sur le meurtre d'un personnage que l'on a suivi depuis un bon moment, dont on connaît le parcours, les motivations. Pourtant, j'ai eu beau me faire violence, je n'ai pas ressenti l'ombre d'une émotion. Les nobles sacrifices, les chagrins profonds, Hamilton les évoque, mais il ne sait les faire partager.

Un bon divertissement que je vous conseille si vous aimez les space opera et que vous avez du temps (l'ensemble de la saga représente tout de même quatre pavés).

14/20